Imposer la vérité face aux tout-puissants: Ces villageoises qui s'opposent au géant de l'huile de palme

septembre 20, 2018

La Société Financière des Caoutchoucs (Socfin) est l'un des plus gros propriétaires indépendants de plantations au monde. Le groupe exploite environ 187 000 hectares de palmiers à huile et d'hévéas en Asie et en Afrique, où il est présent depuis plus d'un siècle.

Socapalm, la filiale locale de Socfin, a dû affronter différentes controverses ces dernières années. Au Cameroun, des villageois mènent une lutte acharnée pour défendre leurs droits fonciers contre Socapalm, la filiale locale de Socfin, qui possède six concessions d'huile de palme dans le pays.

Face à ces controverses grandissantes, Socfin a pris des mesures visant à respecter les droits de l’homme et à suivre des normes environnementales strictes en collaborant notamment avec l’organisation TFT, qui lutte pour la transparence des chaînes d’approvisionnement, et en obtenant la certification RSPO de la Table ronde pour une huile de palme durable pour certaines de ses plantations de palmiers à huile.

Mais ce changement est-il déjà perceptible sur le terrain ?

Pour le savoir, la journaliste camerounaise Madeleine Ngeunga, lauréate de plusieurs prix, et Indra Van Gisbergen, de Fern, se sont rendues dans des villages aux abords de deux des plantations de palmiers à huile de la Socapalm, afin de déterminer si les problèmes à l'origine des différends entre les habitants et la société étaient en passe d'être résolus.

Ce qu'elles ont constaté sur place offre un aperçu saisissant de la vie des populations locales et soulève des questions dérangeantes pour la Socapalm. Le gouffre séparant la société d'une grande partie de la population semble encore loin d'être comblé.

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