La plupart des propositions avancées pour respecter l'accord de Paris, qui aspire à limiter la hausse du réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius, reposent sur l'absorption du carbone présent dans l'atmosphère. C'est ce que l'on appelle les « émissions négatives ». Il ne s'agit PAS de négocier des quotas d'émission de carbone, car cette démarche ne remplace pas la réduction des émissions dans les autres secteurs, mais s'inscrit EN PARALLELE.

Le seul moyen scientifiquement prouvé d'y parvenir est de protéger
et de restaurer les forêts dégradées afin qu'elles se transforment
en puits de carbone.

Certains prétendent que cela pourrait à l'avenir se faire grâce à la géo-ingénierie, par exemple en brûlant des sources de bioénergie, en absorbant le carbone émis et en le pompant dans des réservoirs géologiques souterrains. C'est ce que l'on appelle la Bioénergie associée au captage et stockage du carbone (Bioenergy, Carbon, Capture and Storage, BECSC).

Selon Fern, les projets de géo-ingénierie comportent trois grands risques :
1. Ils servent d'excuse pour continuer à brûler des combustibles fossiles, alors que leurs avantages n'ont pas été démontrés.
2. Ils auront des conséquences écologiques et sociales inacceptables s'ils sont utilisés à l'échelle industrielle.
3. Rien ne garantit que le carbone stocké ne sera pas libéré par l'action de l'homme ou de la nature, y compris par le changement climatique.

Fern collabore avec des écologistes, des climatologues et la société civile pour veiller à ce que les projets de restauration impliquent les communautés concernées, tiennent compte de la biodiversité et reposent sur une science du climat éprouvée. Cela implique de s'assurer que la restauration des forêts ne sert pas d'excuse pour revoir à la baisse les ambitions concernant la réduction des émissions dans d'autres secteurs.

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FERN STAFF